
Constantin Daniel Stahi · PD
Nature morte (eau bénite)
Détails
L'histoire
Constantin Daniel Stahi était fils de prêtre, et il avait passé neuf ans à Munich à apprendre la peinture et la gravure dans le goût académique allemand, tout en précision et en fini. En 1882, il réunit sur une table quelques objets de dévotion : un vase à eau bénite, une croix, un chandelier, un vieux livre ouvert. Il les rend avec une exactitude presque photographique, chaque reflet du métal et chaque page cornée à sa place. Stahi appartient à une génération de réalistes roumains formés à l'étranger qui, rentrés au pays, ont fait des vieux objets leur sujet favori. Lui-même n'avait pas cessé de travailler pour les églises de Moldavie, où il peignit des iconostases et des dizaines d'icônes. C'est cet œil d'artisan d'église qu'il applique ici à une simple table couverte de cuivre et de bois.