
Aelbert Cuyp
1620–1691 · Provinces-Unies · Peinture de l'âge d'or néerlandais
L'histoire
Aelbert Cuyp peignit sa ville natale de Dordrecht comme si elle baignait sous un soleil d'Italie. Il travailla dans cette paisible cité fluviale hollandaise tout au long du XVIIe siècle, et ses meilleurs tableaux baignent vaches, cavaliers et larges estuaires d'une lumière chaude, basse et dorée, celle qu'on a au tout début ou à la toute fin d'un jour.
Le plus étrange, c'est qu'il n'alla presque certainement jamais en Italie. Cette lumière méditerranéenne mielleuse, il l'apprit de seconde main, auprès d'autres peintres hollandais qui avaient fait le voyage, et l'appliqua au paysage plat et humide de son pays, dressant son bétail devant le fleuve luisant comme de patients monuments.
Cuyp épousa une riche veuve dans la quarantaine, devint prospère et respectable, et cessa plus ou moins de peindre pour siéger dans des conseils d'église et de ville. Son œuvre fut à demi oubliée jusqu'aux XVIIIe et XIXe siècles, quand les collectionneurs anglais s'éprirent de ces paysages fluviaux dorés et en emportèrent tant en Grande-Bretagne que certaines de ses plus belles toiles sont aujourd'hui à Londres.
Œuvres
9 œuvres
Paysage fluvial avec cavaliersAelbert Cuyp, 1653
Un cavalier avec un vacher et deux garçons dans une prairie, et sept vachesAelbert Cuyp, 1657
Portrait équestre de Pieter de Roovere (1602-1652)Aelbert Cuyp, 1650
Orphée charmant les animauxAelbert Cuyp, 1640
Paysans et bétail au bord de la MerwedeAelbert Cuyp, 1659
Paysage fluvial avec un cavalier et des paysansAelbert Cuyp, 1659
La Meuse à Dordrecht par temps d'orageAelbert Cuyp, 1647