
Claude Monet
1840–1926 · France · Impressionnisme
L'histoire
En avril 1874, un groupe de peintres, las d'être refusés par le Salon officiel, accroche sa propre exposition dans l'ancien atelier d'un photographe, boulevard des Capucines à Paris. Monet y envoie une vue légère du port de sa ville natale, Le Havre, à l'aube, qu'il intitule Impression, soleil levant. Un critique s'empare de ce seul mot pour railler toute la salle, et l'insulte reste comme une étiquette : l'impressionnisme. Monet a 33 ans, et il passera les 50 années suivantes à faire de cette moquerie une prophétie.
L'attrait fut toujours le même : la lumière sur une surface telle qu'elle change, minute après minute. Il peint la même meule de foin, la même façade de cathédrale, encore et encore, à différentes heures, poursuivant l'instant avant qu'il ne s'échappe. En 1883, il loue une maison à Giverny, au nord-ouest de Paris, et transforme peu à peu son jardin en un motif qu'il n'eut plus besoin de quitter : un bassin alimenté par le bras dévié d'une rivière, un pont japonais, des nymphéas. Il dut obtenir des autorités les droits sur l'eau ; des voisins craignaient un empoisonnement du cours d'eau. Durant les deux dernières décennies de sa vie, ce bassin fut presque son unique sujet ; il en fit environ 250 tableaux.
Ces années furent difficiles. Sa seconde épouse Alice meurt en 1911, son fils aîné Jean en 1914, et ses yeux se voilent de cataractes, virant ses couleurs vers des rouges et bruns boueux. Il continue pourtant de peindre les nymphéas, les toiles devenant plus sauvages à mesure qu'il y voit moins. Après une opération qui lui rendit en partie la vue, il regarda certaines œuvres peintes à moitié aveugle et les brûla. Les immenses panneaux de nymphéas qu'il offrit à l'État français sont accrochés dans deux salles ovales de l'Orangerie, à Paris, disposées bas et incurvées pour que le visiteur se sente à l'intérieur même du bassin qu'il pouvait à peine voir.
Œuvres
169 œuvres
Sur la falaise près de DieppeClaude Monet, 1897
Peupliers au bord de l'EpteClaude Monet, 1891
Peupliers au bord de l'EpteClaude Monet, 1891
Champ de coquelicots. Environs de GivernyClaude Monet, 1885
La Cathédrale de Rouen, fin de journéeClaude Monet, 1892
La Cathédrale de Rouen, le portail et la tour d'Albane, plein midiClaude Monet, 1893
La Cathédrale de Rouen, le portail et la tour Saint-Romain, effet du matinClaude Monet, 1893
AutoportraitClaude Monet, 1917
Effet de neige à VétheuilClaude Monet, 1878
Falaises escarpées près de DieppeClaude Monet, 1897
Nature morte à la viandeClaude Monet, 1864
Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, effet d'hiverClaude Monet, 1880
Le Jardin de l'artiste à VétheuilClaude Monet, 1881
Le Bateau bleuClaude Monet, 1887
La Débâcle près de VétheuilClaude Monet, 1880
Le Départ des bateaux, ÉtretatClaude Monet, 1885
L'Entrée de la Grande Rue à Argenteuil, l'hiverClaude Monet, 1875
La Gare Saint-Lazare : arrivée d'un trainClaude Monet, 1877
La Vague verteClaude Monet, 1865
Le Pont japonaisClaude Monet, 1920
Le Musée du HavreClaude Monet, 1873
Le Parc MonceauClaude Monet, 1878
Le Petit Bras de la Seine à ArgenteuilClaude Monet, 1872
La BarqueClaude Monet, 1887
La Tamise en aval de WestminsterClaude Monet, 1871