
Martin van Meytens
1695–1770 · Suède · Rococo, Baroque
L'histoire
Quand on se représente l'impératrice Marie-Thérèse, souveraine des terres des Habsbourg, on se représente sans doute Martin van Meytens. Premier peintre de sa cour à partir des années 1740, il fixa l'image officielle de son règne : les jupes amples, les joyaux de la couronne, l'autorité tranquille, recopiée encore et encore pour les palais et les ambassades de tout l'empire.
Meytens avait fait bien du chemin avant d'en arriver là. Né à Stockholm dans une famille de peintres néerlandais, il débuta en faisant de minuscules portraits sur émail et passa par Londres, Paris et l'Italie avant de s'établir à Vienne vers 1730. En 1759 il fut nommé directeur de l'Académie des beaux-arts de la ville.
Son atelier produisait d'énormes tableaux dynastiques, toute la famille impériale disposée comme une généalogie vivante, avec, parmi les nombreux enfants, une jeune Marie-Antoinette. C'étaient des instruments de gouvernement autant que des portraits, une manière de montrer l'ampleur et la continuité de la dynastie à quiconque entrait dans la salle. Le vaste portrait de groupe de Marie-Thérèse, de son époux François et de sa nichée est encore accroché au château de Schönbrunn, la résidence d'été aux portes de Vienne. Meytens mourut à Vienne en 1770, à 74 ans, après près de trente ans comme premier portraitiste de la cour.




