Épitaphios de l'higoumène Siluan

Épitaphios de l'higoumène Siluan


Détails

Année
1437
Technique
broderie de soie avec fils d'argent et de vermeil et perles sur soie
Dimensions
156 × 240 cm

L'histoire

Dans les années 1420 et 1430, le monastère de Neamț, au nord de la Moldavie, était l'un des grands foyers de culture de la principauté. Le moine Gavriil Uric y copiait et ornait des manuscrits, dont un évangéliaire de 1429 conservé aujourd'hui à Oxford. C'est dans ce milieu que les moines ont brodé, dans l'atelier du monastère, cet épitaphios offert en 1437 par leur higoumène, Siluan, dont le nom figure dans l'inscription de la bordure. Un épitaphios est le linceul du Christ que l'on porte en procession le Vendredi saint avant de l'exposer à la vénération des fidèles, d'où sa taille, près de deux mètres et demi de long. Les moines ont travaillé la soie de couleur avec des fils d'argent et d'argent doré, et souligné les contours de petites perles. Le Christ repose sur ce que le musée appelle la pierre rouge d'Éphèse. La Vierge, assise à sa tête, se penche tout contre son visage, et cinq anges encadrent la scène. À ses pieds, une femme en deuil porte les deux mains à ses cheveux, là où ce genre de scène place souvent saint Jean. Les symboles des quatre évangélistes occupent les coins. Un épitaphios plus ancien, commandé en 1428 par le métropolite de Moldavie, a disparu pendant la Seconde Guerre mondiale, si bien que celui de Siluan est le plus ancien épitaphios moldave daté qui nous soit parvenu.

Des milliers d'autres histoires dans l'appli.