Iconostase du monastère de Cotroceni

Iconostase du monastère de Cotroceni


Détails

Année
1682
Technique
bois sculpté et doré ; icônes à la tempera sur bois

L'histoire

En 2009, le gouvernement roumain a décidé de transférer à l'Administration présidentielle les objets venus de l'ancien monastère de Cotroceni, gardés depuis 1977 au Musée national d'art. Restaurateurs et conservateurs ont protesté, en particulier pour cette iconostase, déjà démontée et remontée plusieurs fois et devenue très fragile. Le reste du trésor a regagné Cotroceni en 2014. L'iconostase est restée ici, et c'est une copie fidèle qui a été consacrée en 2015 dans l'église reconstruite du palais. L'original date de 1682, l'année où le prince de Valachie Șerban Cantacuzino achevait son monastère aux portes de Bucarest. Un atelier local a sculpté et doré le bois en arbre de Jessé, une vigne qui naît de Jessé couché au-dessus des portes royales et gagne tout le mur. Les icônes sont d'un peintre nommé Constantinos, sans doute le maître grec qui a dirigé plus tard les peintres du monastère de Hurezi. Le personnel du musée avait mis l'iconostase à l'abri en 1977, après un séisme qui avait endommagé les murs de l'église. L'église elle-même a été démolie en 1984 sur ordre de Ceaușescu. En décembre 1989, prise dans les tirs de la révolution autour de l'ancien palais royal qui abrite le musée, l'iconostase a été touchée par des balles.

Écoutez cette histoire à voix haute. Téléchargez l'appli.