
Gustave Caillebotte · PD
Les Raboteurs de parquet
Détails
L'histoire
En 1875, Caillebotte présente cette toile au Salon officiel, qui la refuse : montrer des ouvriers torse nu, à genoux sur le parquet, choque un jury habitué aux nus mythologiques et aux scènes nobles. L'année suivante, elle trouve sa place à la deuxième exposition des impressionnistes. Trois hommes grattent au racloir le plancher d'un appartement bourgeois du nouveau Paris d'Haussmann, dans la lumière qui tombe d'une longue fenêtre. Les copeaux s'enroulent en spirales sur le sol nu. Caillebotte, lui-même issu d'une famille aisée, traite ces travailleurs manuels avec une précision presque classique, un dessin net et une perspective très étudiée qui file vers le fond de la pièce. C'est l'une des premières fois qu'un peintre accorde ce format et ce sérieux à des ouvriers de la ville au travail. Sur la droite, une bouteille de vin et un verre attendent la pause.




