
Paul Signac · PD
Port-en-Bessin, la vallée
Détails
L'histoire
À l'été 1884, le jeune Signac revenait pour la troisième année de suite à Port-en-Bessin, petit port de pêche de la côte normande. Il avait 20 ans et ne posait pas encore la couleur en touches divisées. Ce que l'on voit ici tient de la facture impressionniste, une touche libre et hachée héritée surtout de Monet, sensible avant tout dans la façon dont la lumière se brise sur l'eau qui bouge. La valleuse du titre est le mot local pour l'une de ces entailles sèches qui descendent entre les falaises de craie jusqu'au rivage. Quelques années plus tard, sa touche se resserrerait en ces petites taches régulières qui l'ont fait connaître, si bien que ce bout de côte normande compte parmi les derniers qu'il ait peints dans la manière ancienne, plus libre.




