
Retable à volets, probablement de sainte Catherine (le « Retable du Cantique des cantiques »)
Détails
L'histoire
Ouverts, les volets de ce petit retable montrent quatre reliefs sculptés dans le tilleul, qui gardent des traces de leur dorure et de leur polychromie d’origine. L’un d’eux reprend un épisode de la Légende dorée, le grand recueil médiéval de vies de saints. Benoît de Nursie vivait en ermite dans une grotte près de Subiaco. Le moine Romain lui descendait du pain au bout d’une corde, avec une clochette pour l’avertir, jusqu’au jour où le diable brisa la clochette d’une pierre. Les autres reliefs montrent Sébastien, Jérôme pénitent et la lapidation d’Étienne. L’arbalète pointée sur Sébastien a disparu, et des pierres brandies au-dessus d’Étienne, une seule subsiste.
Le Belvédère attribue l’ensemble à un atelier de Krems et le date vers 1520-1530. Les colonnes à l’antique qui encadrent la caisse appartiennent déjà à la Renaissance, alors que le principe du retable à volets reste celui de la fin du Moyen Âge.