
L'histoire
L'architecte Frank Gehry a grandi à quelques rues de l'Art Gallery of Ontario, et en 2008 il est revenu la remodeler, enveloppant sa façade torontoise d'une longue voile courbe de verre et de sapin de Douglas. C'était, disait-il, le premier bâtiment qu'il ait jamais conçu dans sa ville natale.
À l'intérieur, la collection a deux forces particulières. La première est Henry Moore : dans les années 1970, le sculpteur britannique, reconnaissant envers la ville qui avait acheté son œuvre de bonne heure, offrit à la galerie une grande masse de ses plâtres et de ses bronzes, qui emplissent une salle éclairée par le haut de figures allongées. La seconde est la peinture canadienne, avant tout le Groupe des Sept, qui dans les années 1920 s'enfonça dans la forêt du Nord et en revint avec des paysages durs et éclatants qui apprirent au pays à se regarder.
La galerie détient aussi Le Massacre des Innocents de Rubens, qui en 2002 s'est vendu à l'un des prix les plus élevés jamais payés pour un maître ancien, avant qu'un collectionneur canadien n'en fasse don ici.
Collection
7 œuvres
Le Pont Boieldieu à Rouen, temps de pluieCamille Pissarro, 1896
La Demoiselle de magasinJames Tissot, 1883
« Je suis à moitié lasse des ombres », dit la Dame de ShalottJohn William Waterhouse, 1916
Le Vent d'ouestTom Thomson, 1917
Portrait d'Isaac Abrahamsz. MassaFrans Hals, 1626
Portrait d'une dame avec un petit chienRembrandt, 1665
Portrait d'une femme assise avec un mouchoirCarel Fabritius, 1644