
L'histoire
La chiquita piconera fut peinte en 1930, l'année de la mort de Julio Romero de Torres, et on la présente souvent comme son testament pictural. Elle montre une jeune fille près d'un brasero, où brûlait le menu charbon appelé picón qui chauffait les maisons de Cordoue. Elle est l'œuvre de l'artiste connu surtout pour ses Andalouses aux yeux sombres. On la découvre dans le bâtiment où il est né et où il est mort.
L'ancien Hospital de la Caridad, sur la Plaza del Potro, abrite aussi le musée des beaux-arts de la ville. Le père du peintre, Rafael Romero Barros, en fut le directeur fondateur et la famille logeait sur place, si bien que Julio naquit ici en 1874 et y mourut en mai 1930. L'année suivante, sa veuve, Francisca Pellicer, et leurs enfants donnèrent son œuvre à la ville, et le musée ouvrit en novembre 1931.
Les salles passent de ses premières affiches et portraits de famille à la peinture religieuse et aux grandes compositions sur la femme et l'Andalousie. La plus ambitieuse est Poema de Córdoba, de 1913, sept panneaux où des figures féminines incarnent différents chapitres de l'histoire de la ville. Trois générations de la famille ont vécu dans la maison, la dernière jusqu'en 1991.


