
François Boucher · PD
L'Odalisque brune
Détails
L'histoire
Boucher n'a jamais quitté la France ni vu le moindre harem, mais l'Orient rêvé fait fureur dans les salons parisiens sous Louis XV. Il s'en empare pour oser un nu sans prétexte mythologique ni religieux, une femme abandonnée sur des étoffes en désordre, dans un décor qui tient plus du boudoir que de l'Orient. On a longtemps voulu reconnaître dans ce modèle son épouse, Marie-Jeanne Buseau. Le prétexte oriental se réduit à un turban et à quelques coussins, tout le reste appartient au Paris galant du milieu du 18e siècle. Le surnom de brune sert surtout à la distinguer d'une seconde odalisque, blonde celle-là, que Boucher peindra une dizaine d'années plus tard.




