
Iris à Yatsuhashi (les Huit Ponts)
Détails
L'histoire
Kōrin rentre à Kyoto en 1709, après cinq ans passés à Edo. Il a un peu plus de 50 ans. La maison de soieries de sa famille, la Kariganeya, qui habillait la cour, avait périclité, et la peinture était devenue son métier. Ces deux paravents datent de ces années-là. Le sujet est un épisode des Contes d'Ise que tout lettré connaissait par cœur. Un exilé de la capitale s'arrête à Yatsuhashi, où la rivière se divise en huit bras franchis par huit ponts, aperçoit les iris et compose un poème dont les cinq vers commencent par les syllabes de kakitsubata, le nom japonais de la fleur. Kōrin ne peint ni le voyageur ni ses compagnons. Il laisse les iris, les planches du pont qui traverse les deux paravents en diagonale, et le fond d'or.



