
Ogata Korin, died 1716 · PD
Iris (paravent)
Détails
L'histoire
Ces deux paravents dorés de la main d'Ogata Kōrin, peints à Kyoto au tout début du XVIIIe siècle, ne montrent presque rien: des iris bleus, encore et encore, sur un fond d'or nu. Le lettré japonais reconnaissait aussitôt la scène. Elle renvoie à un épisode célèbre des Contes d'Ise, où un voyageur exilé de la capitale s'arrête à Yatsuhashi, le lieu-dit des huit ponts, devant un marais d'iris, et compose un poème sur le mal du pays. Kōrin a effacé le pont, le voyageur, l'eau elle-même. Il ne garde que les fleurs, groupées et espacées comme les vers d'un poème, en pigment d'azurite pour le bleu et de malachite pour le vert. L'œuvre est aujourd'hui un Trésor national du Japon, et ces iris ornent même le billet de 5000 yens.



