
Anthony van Dyck · PD
Portrait de James Stuart, duc de Lennox
Détails
L'histoire
En 1896, dans Les Plaisirs et les Jours, le jeune Marcel Proust consacre un poème à Van Dyck et s'attarde sur un modèle qu'il appelle le duc de Richmond, une main à la hanche, tenant dans l'autre « un fruit feuillu détaché de la branche ». C'est ce tableau. Le modèle est James Stuart, duc de Lennox, parent et fidèle du roi Charles Ier d'Angleterre, peint vers 1633-1634, au début du séjour anglais du peintre, alors qu'il avait environ 21 ans. Le fruit, que le Louvre lit comme une pomme, rappelle celle que le berger Pâris remit à la plus belle des déesses. Les inventaires royaux français ont longtemps hésité. En 1683, on y voyait un citron, en 1793 une orange, et entre-temps un nom mal transcrit avait changé le duc en un comte du Luc. Proust, lui, remarqua la pierre qui ferme le col de la chemise et en fit un saphir.




