
El Greco and workshop · PD
Saint Jean-Baptiste
Détails
L'histoire
Vers 1610, à Tolède, un peintre vieillissant venu de Crète, Doménikos Theotokópoulos, que l'Espagne appelait depuis longtemps El Greco, tenait un atelier très actif qui produisait version après version de ses saints élancés et flamboyants. Ce Saint Jean-Baptiste est l'une de ces œuvres d'atelier. Le musée le classe comme un travail de cet atelier, peint par des aides formés à répéter ses figures étirées et sa lumière froide et argentée. On ne le tient pas pour un tableau de la main du maître lui-même. El Greco meurt en 1614, quelques années après qu'une toile de ce genre a quitté son atelier, et sa manière étrangement allongée passe alors si fort de mode qu'on l'explique longtemps par le défaut d'un œil malade, jusqu'à ce que les peintres modernes le redécouvrent vers 1900. Ce saint fut un maillon de plus dans cette chaîne, exécuté à la manière du maître alors qu'il vivait encore pour le voir.