
Camille Pissarro · PD
La Moisson
Détails
L'histoire
Au printemps 1882, la septième exposition impressionniste ouvre à Paris et Pissarro y envoie cette Moisson sous le numéro 136, en la désignant comme une détrempe. La couleur y est liée à la colle, elle sèche mate et sourde, loin du gras de l'huile. Il a préparé la composition par des aquarelles et des dessins à la craie, en atelier, ce qui s'accorde mal avec l'idée qu'on se faisait alors du travail impressionniste sur le motif. Au premier plan, deux moissonneuses tiennent toute la hauteur du tableau, l'une debout avec sa gerbe, l'autre penchée à côté d'elle. Jusque-là Pissarro laissait les figures à distance dans ses champs de Pontoise. L'armateur japonais Kojiro Matsukata, qui achetait en Europe par centaines, l'a acquise en 1923, et ses héritiers l'ont donnée en 1984 au musée de Tokyo dont Le Corbusier avait dessiné le bâtiment.




