Les Sept Oeuvres de miséricorde

Les Sept Oeuvres de miséricorde


Détails

Année
1640
Technique
huile sur cuivre
Type
peinture
Dimensions
57 × 77 cm

L'histoire

Au XVIIIe siècle, on connaissait surtout ce tableau par une estampe. Le graveur Jacques-Philippe Le Bas l'avait reproduit en 1747, cinq ans après que Louis XV l'eut acheté aux héritiers du prince de Carignan, un grand seigneur savoyard qui collectionnait la peinture à Paris. Le sujet vient de l'Évangile selon saint Matthieu. Le Christ y énumère ce qu'on aura fait pour lui en le faisant pour les plus petits, nourrir ceux qui ont faim, désaltérer ceux qui ont soif, accueillir l'étranger, vêtir celui qui est nu, visiter les malades et les prisonniers. Cela fait six œuvres. Les théologiens du Moyen Âge en ajoutèrent une septième, ensevelir les morts, et Teniers la relègue tout au fond, à droite. Le reste se passe dans la rue d'un village flamand, entre gens ordinaires. La femme qui allaite un enfant vient du répertoire de l'allégorie, où une mère entourée de nourrissons figurait la Charité. Teniers a repris ce thème au moins six fois. Une version très proche, signée et datée de 1644, permet de placer ce cuivre dans les années 1640.

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