Vénus de Milo

Vénus de Milo


Détails

Année
-137
Technique
marbre de Paros (lychnites), sculpté en ronde-bosse
Type
sculpture

L'histoire

En 1815, après Waterloo, le Louvre dut rendre une grande partie des œuvres réunies à Paris sous Napoléon. La Vénus de Médicis, sans doute la statue antique la plus admirée d'Europe, repartit pour Florence. Cinq ans plus tard, le 8 avril 1820, un paysan de Milo, île grecque alors ottomane, défrichait un champ près des ruines de la cité antique quand il tomba sur cette femme de marbre, en deux grands morceaux. Un jeune officier de marine français en escale, Olivier Voutier, l'encouragea à continuer. Le marquis de Rivière, ambassadeur auprès de la Sublime Porte, l'acquit et l'offrit à Louis XVIII, qui la donna au Louvre en 1821.

On hésita longtemps sur son identité. Près d'elle gisaient un fragment de bras et une main tenant une pomme, attribut d'Aphrodite, et c'est l'une des raisons pour lesquelles on y voit la déesse de l'amour plutôt qu'Amphitrite, divinité marine honorée à Milo. Que ces fragments lui appartiennent reste discuté, et le musée renonça très tôt à lui refaire des bras. Elle a été sculptée entre 150 et 125 avant notre ère environ, dans deux blocs de marbre de Paros dont la jointure passe au niveau des hanches, cachée dans les plis du drapé.

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