
L'histoire
En 2014, des enquêteurs de Tachkent ont établi qu'une partie des tableaux du principal musée d'art d'Ouzbékistan étaient des copies. Pendant une quinzaine d'années, le conservateur en chef et deux collègues avaient vendu des originaux et accroché des faux à leur place, parmi lesquels des œuvres d'avant-garde de peintres ayant vécu en Ouzbékistan, comme Alexandre Nikolaïev, connu sous son nom d'adoption, Usto Mumin. Le conservateur a été condamné à neuf ans de prison.
La collection remonte à 1918, quand une centaine d'œuvres du palais du grand-duc Nicolas Constantinovitch, un Romanov exilé à Tachkent, et d'autres collections privées furent nationalisées et exposées dans ce même palais. Le musée déménagea en 1935, puis, son deuxième bâtiment ayant été démoli après le séisme de 1966, il reçut l'édifice actuel. Inauguré en 1974, c'est un grand cube habillé de panneaux d'aluminium pris dans des cadres métalliques, et en 2026 il a rejoint, avec d'autres repères du modernisme de Tachkent, la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
À l'intérieur, quatre départements couvrent les arts appliqués d'Ouzbékistan, la peinture ouzbèke, l'art russe et occidental, et l'art de l'Extrême-Orient. Les salles russes présentent Ilia Répine et Vassili Tropinine, ainsi que Vassili Verechtchaguine, qui suivit l'armée russe en Asie centrale dans les années 1860.
