Jean-Baptiste Greuze

Jean-Baptiste Greuze

1725–1805 · Royaume de France · Rococo


L'histoire

Dans les années 1760, les tableaux dont on parlait le plus au Salon de Paris étaient les drames domestiques larmoyants de Jean-Baptiste Greuze. Il peignait des familles ordinaires à des sommets d'émotion, le lit de mort d'un père, une mariée quittant la maison, un enfant gâté, mis en scène comme des scènes de théâtre et chargés de leçons morales.

Le critique Denis Diderot, la voix la plus puissante de l'époque sur l'art, l'adorait et le donnait en preuve que la peinture pouvait rendre les gens meilleurs. Greuze pratiquait aussi un genre plus doux et malicieux, de jolies filles avec des symboles d'innocence perdue, la plus célèbre étant une jeune femme serrant une cruche brisée dans La Cruche cassée.

Sa réputation ne survécut pas au changement de goût. Quand le style néoclassique plus froid s'imposa, puis que la Révolution emporta ses acheteurs aristocrates, Greuze passa de mode et perdit son argent. Il mourut à Paris en 1805, largement oublié, dans des appartements du Louvre où l'État laissait vivre les vieux artistes pauvres.

Vous préparez une visite ? L'appli vous dira quoi regarder. Inscrivez-vous.

Œuvres

6 œuvres