Cour de ferme avec des moutons
Détails
L'histoire
Théophile Gautier a écrit qu'en voyant la place de l'Esbekieh, cette vue du Caire exposée au Salon de 1834, il en était tombé malade de nostalgie pour un Orient où il n'avait jamais mis les pieds. C'est cette réputation que Marilhat porte en 1838, la date de cette petite toile. La matière de ses tableaux égyptiens venait d'une expédition scientifique au Levant et en Égypte au début des années 1830, dix albums de croquis rapportés. Son travail français, lui, n'a jamais cessé. La même année, il envoie au Salon une vue du Pont du Gard et peint les rivières et les monts de son Auvergne. La végétation de cette cour de ferme est regardée avec la patience qu'il réservait aux palmiers. Le tableau est passé ensuite chez l'armateur de Rotterdam Fop Smit, avant d'entrer dans les collections de l'État néerlandais.