
Fernand Khnopff · CC-BY-SA-4.0
Je ferme ma porte sur moi-même
Détails
L'histoire
Le titre vient d'un poème de l'écrivaine anglaise Christina Rossetti, 'Who Shall Deliver Me?', et de son vers sur le fait de fermer la porte sur soi-même. Fernand Khnopff peignit cette toile en 1891, quand les artistes symbolistes de toute l'Europe avaient cessé de décrire le monde extérieur pour figurer des états d'âme, le désir, l'effroi, le repli. Une femme est assise à une table et regarde au-delà de nous, éveillée mais ailleurs. Sur une étagère, derrière elle, repose un buste d'Hypnos, le dieu grec du sommeil, et trois lys coupés se fanent au premier plan. Khnopff admirait les préraphaélites anglais et leur emprunta ses femmes aux cheveux auburn au regard lointain, mais il en retira le récit. Ici rien ne se passe. Il travaillait à Bruxelles et prêtait souvent à ces visages rêveurs les traits de sa propre sœur, Marguerite.


