
Camille Pissarro · PD
Fin d'après-midi dans notre pré
Détails
L'histoire
Les jeunes arbres de ce pré d'Éragny, le village de Pissarro au nord de Paris, sont encore enfermés dans leurs cages de bois, et le soleil bas de fin d'après-midi étire leurs ombres en éventail vers une femme au panier. En 1886, à la huitième et dernière exposition impressionniste, ses toiles récentes étaient accrochées à part, avec celles de Georges Seurat, de Paul Signac et de son fils Lucien, toutes faites de petites touches de couleur séparées. Le critique Félix Fénéon leur trouva un nom, les néo-impressionnistes. Ce tableau est daté de l'année suivante. Sur le vert de l'herbe, le soleil pose des points roses et jaunes, l'ombre des bleus, des mauves et quelques touches d'orange. Un an ou deux plus tard, Pissarro abandonnait cette méthode, trop lente à son goût. La National Gallery l'a reçu en 2020, accepté par l'État en paiement de droits de succession, depuis la collection du vicomte Astor.




