
Didier Descouens · PD
Mademoiselle Dihau au piano
Détails
L'histoire
En 1890, le jeune Toulouse-Lautrec se faisait un nom dans les cabarets de Montmartre, mais ce portrait paisible vient d'un cercle plus intime. Marie Dihau était sa cousine, chanteuse et professeure de piano, et c'est dans l'appartement montmartrois qu'elle partageait avec son frère que Lautrec avait été présenté à Edgar Degas, l'artiste qu'il admirait plus que tout. Cette famille baignait dans la musique. Son frère aîné Désiré tenait le basson à l'Opéra de Paris, et c'est lui que Degas a placé au centre de son tableau de l'orchestre de l'Opéra, une toile que Marie gardait accrochée chez elle. Ici Lautrec la peint détournée de son piano, dans ces touches rapides et fluides qu'il posait souvent à même le carton. Il aimait se dire son peintre ordinaire. Elle légua ce portrait, avec ceux de ses deux frères, à la ville d'Albi.




