
Matthieu.lett.ube · PD
Portrait du pape Innocent X
Détails
L'histoire
En 1650, Velázquez est à Rome pour le compte du roi d'Espagne, chargé d'acheter des œuvres pour Philippe IV. Le pape Innocent X, un Pamphilj au visage dur et méfiant, accepte de poser. Le peintre l'installe dans un fauteuil, tout en rouges et blancs qui vibrent, la main serrée sur un papier où il a glissé sa signature. Rien n'est flatté. Le regard est soupçonneux, presque hostile, la bouche crispée. On rapporte que le pape, en découvrant la toile, aurait lâché deux mots, troppo vero, trop vrai. Le tableau n'a jamais quitté le palais de la famille à Rome. Trois siècles plus tard, Francis Bacon en tirera sa série de papes hurlants, sans l'avoir jamais vu en personne.




