
Giovanni Battista Tiepolo · PD
Renaud et le magicien d'Ascalon
Détails
L'histoire
Au XVIIIe siècle, l’histoire de Renaud et d’Armide, tirée de La Jérusalem délivrée du Tasse, était partout, jusque sur les scènes d’opéra, de l’Armide de Lully en 1686 au Rinaldo de Haendel en 1711. Tiepolo en tira vers 1742-1745 quatre grandes toiles, sans doute pour une pièce du palais Corner à San Polo, à Venise. Celle-ci est la dernière. Renaud vient de quitter l’île de la magicienne, la barque est encore au rivage, et le vieux mage d’Ascalon lui montre du bout d’une baguette son bouclier. Dans le poème, les exploits qui y sont gravés sont ceux de ses ancêtres, les Este, ducs de Ferrare et protecteurs du Tasse. Pour une famille patricienne vénitienne, la leçon était celle du devoir retrouvé. Les quatre toiles sont passées en 1912 chez un marchand parisien, puis chez l’industriel américain James Deering, dont le legs les a fait entrer à Chicago en 1925.




