
Hieronymus Bosch or follower · PD
Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Choses
Détails
L'histoire
Ce n'est pas un tableau à accrocher. C'est un plateau de table, peint pour être regardé d'en haut, posé à plat. Au centre, un grand œil occupe tout le disque, et dans la pupille apparaît le Christ montrant ses plaies. Sous lui, une inscription en latin avertit: «Prends garde, prends garde, Dieu voit.» Autour de cet œil, Bosch peint les sept péchés capitaux comme de petites scènes de la vie flamande vers 1500, un ivrogne, un couple vaniteux devant son miroir, une dispute qui tourne mal. Aux quatre coins, la Mort, le Jugement, l'Enfer et le Paradis. Un demi-siècle plus tard, le tableau entre dans la collection de Philippe II d'Espagne, le roi le plus puissant de son temps, qui le fait accrocher dans ses appartements privés de l'Escorial. Le souverain qui gouvernait un empire s'endormait donc chaque nuit sous cet œil grand ouvert.




