Nymphéas : reflets verts

Claude Monet · PD

Nymphéas : reflets verts


Détails

Année
1920
Technique
huile
Type
peinture
Dimensions
200 × 850 cm

L'histoire

Le cadrage de Reflets verts écarte la ligne d'horizon, comme partout dans l'ensemble de l'Orangerie, et il ignore aussi les berges. Il ne reste que la surface de l'étang de Giverny, d'un vert profond strié de traînées bleues verticales, là où les reflets s'enfoncent dans l'eau. Des îlots de feuilles de nymphéas flottent en haut et en bas, piqués de fleurs roses, rouges et jaunes. Les deux panneaux accolés, environ huit mètres et demi, ferment la première salle à l'est, face au Soleil couchant. Monet rêvait d'une telle salle depuis longtemps. En 1909 déjà, il confiait au critique Roger Marx vouloir en tapisser les murs de paysages d'eau, pour donner « l'illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage ». Il faudra attendre 1927 pour que ce vœu prenne corps. Vues d'en haut, les deux salles ovales dessinent un huit couché, le signe mathématique de l'infini.

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