
Trois Femmes aux ombrelles
Détails
L'histoire
Ce tableau appartenait au critique Gustave Geffroy, qui le légua à l'État en 1926. On le surnomme souvent « les Trois Grâces », d'après les déesses de l'art antique. Trois jeunes femmes avancent vers nous sous une ombrelle rouge et une ombrelle blanche, vêtues des robes d'été à volants et au corsage ajusté de 1880. Celle du milieu tient un éventail sombre replié. Le Paris de ces années raffolait du Japon, et le mari de l'artiste, le graveur Félix Bracquemond, avait été parmi les premiers en France à s'enthousiasmer pour l'estampe japonaise. Marie Bracquemond a construit toute la surface par petites touches croisées, si bien que les robes, le ciel et le chemin semblent faits de la même matière vibrante.


