Venetia, Lady Digby, en Prudence

Anthony van Dyck · PD

Venetia, Lady Digby, en Prudence


Détails

Année
1633
Technique
huile sur toile
Type
peinture
Dimensions
242 × 155 cm

L'histoire

Van Dyck a peint cette allégorie deux fois, cette grande toile et une version plus petite, aujourd'hui à Londres. Sir Kenelm Digby a emporté les deux à Paris lorsqu'il a suivi la reine Henriette-Marie pendant la guerre civile anglaise, et elles seraient ensuite entrées dans les collections de Mazarin, ce qui reste incertain pour celle de Milan. On la retrouve en 1857 dans l'inventaire du Palais royal de Milan, où elle est toujours, sans qu'on sache comment elle est passée de France en Italie. Ce qu'elle montre, en revanche, se lit sans difficulté. Venetia Stanley, morte brusquement en mai 1633, tient dans la main droite le serpent de la Prudence, caresse deux colombes blanches et se tient assise sur un bloc de pierre équarri, image de solidité morale. Trois amours lui apportent une couronne de laurier. À gauche gisent la Fraude enchaînée, avec ses deux visages, l'amour profane aux yeux bandés et un troisième amour en larmes, la torche éteinte. Le programme est presque certainement de Digby lui-même, qui a passé sa vie à démentir les aventures qu'on prêtait à sa femme avant leur mariage.

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