
L'histoire
Quand le musée de Vevey ouvre ses portes en mars 1897, l'une de ses attractions est une girafe naturalisée. Le bâtiment, financé par un legs de Fanny Jenisch, veuve d'un sénateur de Hambourg qui avait passé d'heureuses vacances dans la ville, commence comme un musée encyclopédique, avec histoire naturelle, antiquités, bibliothèque et salles de classe sous un même toit néoclassique. Sa façade porte une copie de la frise du Parthénon d'Athènes.
Les collections scientifiques déménagent en 1985, et depuis la fin des années 1980 le musée se consacre aux beaux-arts, surtout aux œuvres sur papier. Il abrite le Cabinet cantonal des estampes, l'une des grandes collections d'estampes de Suisse, et la Fondation Oskar Kokoschka, créée par Olda, la veuve du peintre autrichien, avec plus de 2 300 de ses œuvres. Kokoschka a passé ses dernières décennies tout près, à Villeneuve.
Un autre peintre qui a fini sa vie au bord du lac est aussi présent. Gustave Courbet a passé son exil hors de France à La Tour-de-Peilz, juste à côté de Vevey, et y est mort en 1877. En 1914, sa sœur Juliette a offert au musée deux de ses tableaux tardifs, Coucher de soleil sur le Léman et La Terrasse de Bon-Port, du nom de la maison au bord du lac où il vivait.



