Gustave Courbet

Gustave Courbet

1819–1877 · France · Réalisme français


L'histoire

En 1849, Gustave Courbet peignit l'enterrement de son propre grand-oncle dans sa ville natale d'Ornans, petite ville de l'est de la France, remplissant la toile de plus de quarante habitants grandeur nature, rendus avec le poids et le sérieux que la peinture académique réservait aux rois et aux saints. Lorsque Un enterrement à Ornans fut montré au Salon de Paris de 1850, les critiques s'indignèrent que de simples fossoyeurs et endeuillés aient été peints à l'échelle de la peinture d'histoire, et l'étiquette dont ils se servirent pour l'insulter, le Réalisme, devint le nom du mouvement que Courbet dirigea durant les deux décennies suivantes.

En mars 1871, dans le chaos qui suivit la défaite de la France face à la Prusse, Courbet fut élu à la Commune, le gouvernement révolutionnaire éphémère qui dirigea brièvement Paris, et prit la tête de sa commission des arts. Durant les deux mois de pouvoir de la Commune, la colonne de bronze de la place Vendôme, coulée à partir de canons ennemis capturés pour célébrer les victoires de Napoléon, fut abattue en tant que monument à la guerre.

Lorsque la Commune tomba en mai, Courbet fut arrêté, emprisonné six mois, puis tenu personnellement responsable du coût de la reconstruction de la colonne, une amende si lourde qu'il lui aurait fallu des décennies de revenus pour l'acquitter. En 1873, plutôt que de voir ses tableaux saisis, il passa en Suisse et ne revint jamais en France, mourant en exil à La Tour-de-Peilz en 1877.

L'appli vous les lit, en dix langues. Bientôt.

Œuvres

138 œuvres