Judith Leyster

Judith Leyster

1609–1660 · Provinces-Unies · Caravagisme


L'histoire

En 1893, le Louvre regarda d'un œil neuf un petit tableau plein de vie acheté comme un Frans Hals, et découvrit, cachée sous une fausse signature de Hals, un petit monogramme : les lettres JL enlacées à une étoile filante. L'étoile était un jeu de mots. Le nom de famille de Judith Leyster signifiait étoile polaire, l'étoile qui guide, et elle en avait signé son œuvre plus de 250 ans plus tôt.

De son vivant, elle n'avait rien d'une inconnue. L'une des très rares femmes admises comme maîtresse dans la guilde des peintres de Haarlem, elle tenait un atelier, prenait des apprentis et peignait des scènes chaleureuses et assurées de gens faisant de la musique, riant ou saisis à la lumière d'une chandelle. Elle traîna même le vieux Frans Hals devant la guilde à propos d'un apprenti qui avait quitté son atelier pour le sien.

Puis elle épousa un peintre, sa production se tarit, et après sa mort en 1660 son nom s'effaça si complètement que ses tableaux furent discrètement réattribués à Hals ou à son mari. L'étoile cachée sous la fausse signature commença à réparer cette injustice, et aujourd'hui les tableaux sont de nouveau accrochés sous son propre nom.

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Œuvres

16 œuvres