
Théodore Géricault · PD
Tête d'homme guillotiné
Détails
L'histoire
Le 2 novembre 1824, dix mois après la mort de Géricault, à 32 ans, le contenu de son atelier est dispersé aux enchères à l'hôtel de Bullion, à Paris. Dans un exemplaire du catalogue aujourd'hui conservé au British Museum, une main a ajouté « trois têtes de guillotinés », avec la mention de 270 francs, et ce panneau pourrait être l'une d'elles. On y voit la tête grise d'un homme exécuté, sans doute un criminel condamné, posée sur un linge taché de sang au bord d'une table de bois. L'Art Institute de Chicago rapproche ce dispositif d'une nature morte ordinaire, avec sa table, son linge blanc et son fond sombre. L'œuvre est passée ensuite chez le peintre Auguste Boulard, dont la succession est vendue à l'hôtel Drouot en 1900, puis chez le duc de Trévise, un collectionneur qui la prête en 1924 à l'exposition du centenaire de la mort du peintre.




