
Gustave Courbet · PD
Le Désespéré
Détails
L'histoire
Courbet a vingt-cinq ans, monté depuis peu de sa Franche-Comté natale à Paris pour se faire un nom. Il se peint ici de très près, les yeux écarquillés, les mains crispées dans les cheveux, dans une pose de désespoir théâtral. C'est encore le Courbet romantique, avant qu'il n'invente le réalisme et ne peigne des paysans et des casseurs de pierre grandeur nature. Il gardera ce petit autoportrait toute sa vie et l'emportera même dans son exil en Suisse, après la Commune de 1871. On y lit moins un vrai désespoir qu'un jeune peintre s'étudiant lui-même, cherchant la tête qu'il présentera au public.




