
Oreste et Pylade se disputant devant l'autel
Détails
L'histoire
Le public français connaît cette histoire par Gluck et son Iphigénie en Tauride, créée à Paris en 1779. Lastman, lui, la peint en 1614, d'après la tragédie d'Euripide, qui n'existe alors même pas en néerlandais. La traduction du poète Vondel ne paraîtra qu'en 1666, et le peintre a sans doute travaillé sur le texte antique avec l'aide d'un conseiller lettré. Il choisit l'instant qui précède la reconnaissance. Oreste et Pylade, deux Grecs prisonniers, se disputent devant l'autel, chacun voulant mourir à la place de l'autre. La prêtresse Iphigénie s'avance avec une lettre, sans savoir encore que l'un d'eux est son frère. D'autres détails viennent d'auteurs anciens, le bourreau et sa massue, les têtes coupées plantées sur des piques au-dessus de la foule. Vendu 900 florins à Amsterdam en 1676, le tableau n'en vaut plus que 200 en 1702, à la vente de la collection de Jan Six, le bourgmestre peint par Rembrandt.



