Portrait de Prosper Marilhat (1811-1847), peintre
Détails
L'histoire
Au milieu des années 1830, quelques jeunes peintres et écrivains vivaient à Paris en petite colonie de bohèmes, et Théophile Gautier se souviendra d'un bal costumé donné par la bande, pour lequel chacun avait peint un morceau du décor. Le tout jeune Chassériau y fournit une Diane au bain, Prosper Marilhat trois palmiers s'épanouissant au-dessus du dôme d'une mosquée.
Des palmiers, Marilhat en avait vu. En 1831, il était parti comme dessinateur de l'expédition scientifique du baron autrichien Karl von Hügel, qui le mena en Grèce, en Syrie, au Liban et jusqu'en Égypte. Sur la console, un vase antique à figures rouges et une corbeille égyptienne rappellent ce voyage, et un petit carnet est le seul indice de son métier. Chassériau peint son ami en 1835 presque tout en noir, le visage et les mains seuls dans la lumière, lui offre la toile et la présente à son premier Salon, en 1836. Marilhat perd la raison et meurt en 1847, à 36 ans. Le portrait reste dans sa famille jusqu'au don des descendants de son frère au Louvre, en 1906.




