Maximilien Luce

Maximilien Luce

1858–1941 · France · Pointillisme


L'histoire

À l'été 1894, un peintre français passa 48 jours dans une prison parisienne. Maximilien Luce avait été arrêté après l'assassinat du président de la République, Sadi Carnot, par un anarchiste, et Luce ne cachait pas qu'il partageait ces idées. Les charges étaient minces et il fut acquitté, mais l'arrestation disait bien l'homme. Pendant 25 ans il dessina pour des journaux anarchistes, et son art ne quitta jamais des yeux les gens qui travaillent.

Luce s'était fait à la dure : apprenti chez un graveur sur bois à 14 ans, il suivait des cours du soir pour apprendre à peindre. En 1887, il rencontra Camille Pissarro, Georges Seurat et Paul Signac, les grands néo-impressionnistes, et adopta leur méthode, qui consistait à construire l'image avec de petites touches séparées de couleur pure. Là où ils peignaient souvent les loisirs et le littoral, il tourna la technique vers les fonderies, les chantiers et les usines rougeoyant dans la nuit.

Pissarro, peintre plus âgé qui partageait ses convictions, le soutint. Vers 1897, Luce relâcha la stricte technique du point pour une touche plus libre et plus large, et il continua de peindre la ville et son labeur jusque dans la vieillesse. Il mourut à Paris en 1941, après avoir été un temps président du Salon des Indépendants, l'exposition sans jury où il avait exposé pour la première fois.

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Œuvres

6 œuvres