
Théodore Rousseau
1812–1867 · France · École de Barbizon
L'histoire
Pendant des années, le jury du Salon de Paris refoula Théodore Rousseau avec une telle régularité qu'il en gagna un surnom, le grand refusé. Son crime était de peindre le simple paysage français, chênes, marais et ciels du soir, comme s'il valait pour lui-même, à une époque où le goût officiel voulait encore de l'histoire et de la mythologie.
Alors il quitta la ville. Dans les années 1840, Rousseau s'installa à Barbizon, un village à l'orée de la forêt de Fontainebleau, près de Paris, et un groupe informe de peintres partageant ses vues s'y rassembla pour travailler directement devant la nature. Ils formèrent l'école de Barbizon, une étape importante sur le chemin qui mène du paysage d'atelier à la peinture de plein air des impressionnistes venus ensuite.
Rousseau lutta aussi pour protéger la forêt elle-même, et aida à convaincre les autorités de mettre en réserve une part des vieux arbres, un geste précoce de préservation. Il resta à Barbizon le reste de sa vie, près de son ami le peintre-paysan Jean-François Millet, et y mourut en 1867, Millet à son chevet.
Œuvres
6 œuvres
Bords de la Sèvre (Vendée)Théodore Rousseau, 1859
Chaumière dans un bouquet d'arbresThéodore Rousseau
Lisière de bois (plaine de Barbizon, près de Fontainebleau)Théodore Rousseau, 1855
Forêt en hiver au coucher du soleilThéodore Rousseau, 1846
Paysage avec une paysanne abreuvant ses vachesThéodore Rousseau
Mare dans la forêtThéodore Rousseau, 1852