
Peter Paul Rubens · PD
Allégorie de la Paix
Détails
L'histoire
Quand Rubens quitte Londres en 1630, les négociations entre l'Espagne et l'Angleterre sont bien avancées, même si le traité se fera attendre encore quelques mois. Cette immense toile, peinte vers la même époque, reprend l'allégorie de la guerre et de la paix qu'il avait réalisée à Londres, sur un autre ton. Ici, la menace n'est pas écartée. Mars, tout en armure, occupe encore la droite du tableau pendant que Minerve, déesse de la sagesse, le chasse. Face à ce métal, la Paix offre un corps nu et vulnérable. Des fragments d'architecture et une ville en flammes disent ce que laisse la guerre, tandis que de l'autre côté femmes et enfants profitent de la paix, parmi eux une mère qui allaite. L'attribution fait débat. Le catalogue d'une exposition consacrée à la paix de Westphalie y voyait l'œuvre d'un autre peintre, d'après une idée de Rubens et peut-être sous sa surveillance. L'Alte Pinakothek le catalogue sous le nom de Rubens, vers 1630-1632.




