
Gustave Courbet · PD
Tête de femme et fleurs
Détails
L'histoire
Le 26 novembre 1877, à l'Hôtel Drouot, on dispersa aux enchères des tableaux saisis dans l'atelier de Courbet sur ordre de l'État. Celui-ci en faisait partie. Il porte dans l'angle inférieur droit, à côté de la signature, une inscription qui dit d'où il vient : « 71 Ste Pélagie ». Courbet était détenu à la prison parisienne de Sainte-Pélagie à l'automne 1871, condamné pour son rôle dans la Commune, et il avait obtenu d'y peindre. Il y peignit surtout des fruits et des fleurs. Ici, un gros bouquet de dahlias orange, jaunes et blancs occupe le haut de la toile, et en dessous une jeune femme aux cheveux bouclés baisse les yeux vers une feuille qu'elle tient à la main. Georges Riat, l'un des premiers biographes du peintre, l'appelait « Femme lisant une lettre, devant des dahlias ». Le tableau est à Philadelphie depuis 1963, légué par le collectionneur new-yorkais Louis E. Stern.




