
Gustave Courbet · PD
Jules-Antoine Castagnary
Détails
L'histoire
En juin 1870, le gouvernement de Napoléon III propose la Légion d'honneur à Courbet. Il la refuse dans une lettre ouverte que les journaux publient, au motif que l'État n'a pas à distribuer des récompenses en matière d'art. Quelques semaines plus tard l'Empire tombe. L'année suivante, Courbet siège à la Commune, puis se retrouve condamné pour la destruction de la colonne Vendôme, emprisonné, et ruiné par la facture de sa reconstruction. L'homme qu'il peint ici traverse toute cette histoire avec lui. Jules-Antoine Castagnary, critique d'art et journaliste républicain, défendait sa peinture depuis les années 1850. C'est lui qui organisera sa défense et l'aidera à passer en Suisse. Leur correspondance reste l'une des principales sources sur la vie et le travail de Courbet. Le portrait est de petit format, 55 centimètres sur 45, et Castagnary n'a alors que 40 ans.




