
Portrait de Claude-Henri Watelet (1718-1786), receveur général des Finances, collectionneur, peintre, graveur et écrivain
Détails
L'histoire
Le livret du Salon de 1763 annonçait ce portrait sous le numéro 131, mais il ne fut jamais accroché. Greuze ne l'avait pas achevé, la tête surtout, parce que son modèle était parti pour l'Italie. Claude-Henri Watelet y voyagea en 1763 et 1764 avec sa compagne Marguerite Le Comte, une artiste à qui il apprenait la gravure à l'eau-forte, et la toile terminée ne fut exposée qu'au Salon de 1765.
Watelet avait les moyens de voyager. Receveur général des finances, l'un de ces officiers qui levaient les impôts du roi, il dépensait sa fortune pour les arts. Il peignait et gravait en amateur, entra à l'Académie française grâce à un long poème sur l'art de peindre, et aménagea sur une île de la Seine, près de Paris, un jardin à l'anglaise, le Moulin Joli. Greuze le montre à sa table, un compas à la main, mesurant une petite réduction en bronze de la Vénus Médicis, la statue antique que l'on tenait alors pour l'étalon de la beauté féminine.
Le portrait ne figure pas dans la vente de la collection de Watelet après sa mort en 1786. Le Louvre pense qu'il l'avait peut-être donné de son vivant, par exemple à Marguerite Le Comte.




