
Gustave Courbet · PD
Mer orageuse
Détails
L'histoire
« Dans une grande pièce nue, un gros homme graisseux et sale collait avec un couteau de cuisine des plaques de couleur blanche sur une grande toile nue. » C'est ainsi que Guy de Maupassant, dans le quotidien Gil Blas de septembre 1886, se souvient de Courbet à Étretat, où le peintre avait passé l'été 1869. De temps en temps, le peintre allait appuyer son visage à la vitre pour regarder la tempête. Cette toile, ajoute Maupassant, devint « La Vague », et c'est bien le second titre que le musée d'Orsay donne à « La Mer orageuse ». Montré au Salon de 1870, le tableau se lit en trois bandes. En bas, le rivage sombre où reposent deux barques. Au milieu, une mer d'un vert profond, hachée d'écume blanche posée au couteau. En haut, un ciel lourd de nuages. Tout au loin, une petite voile. L'État l'acheta en 1878, l'année qui suivit la mort de Courbet, exilé en Suisse.




