Suzanne et les vieillards

Suzanne et les vieillards


Détails

Année
1617
Technique
huile sur toile
Dimensions
176 × 208 cm

L'histoire

Le récit vient du livre de Daniel. Deux vieillards institués juges épient une femme mariée qui se baigne dans son propre jardin, puis la menacent de l'accuser d'adultère si elle refuse de céder. Elle refuse, ils l'accusent quand même, elle est condamnée à mort, jusqu'à ce que Daniel interroge les deux hommes séparément et les prenne en contradiction. La peinture avait surtout fait de cette histoire un prétexte au nu. Guercino, 26 ans en 1617 et encore installé dans la petite ville de Cento, choisit la seconde d'avant. L'un des vieillards se penche par-dessus la haie et ne la quitte pas des yeux. Celui qui porte la barbe blanche se détourne d'elle, regarde hors du tableau et lève la main pour faire taire qui se tient là. Le Prado lit ce geste sans détour, il fait du spectateur un complice. La toile faisait partie d'une commande du cardinal Alessandro Ludovisi, alors archevêque de Bologne, et resta dans la collection romaine des Ludovisi jusqu'en 1664, année où Philippe IV l'acheta.

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