
Peter Paul Rubens · PD
La Victoire de la Vérité sur l'Hérésie
Détails
L'histoire
En 1625, l'infante Isabelle-Claire-Eugénie, qui gouvernait les Pays-Bas méridionaux depuis Bruxelles, commanda à Rubens 20 tapisseries pour les Descalzas Reales, le couvent royal de Madrid. Ce petit panneau est un maillon de cette chaîne. Rubens l'a peint, on en a tiré les cartons en grand, et d'après ces cartons ont travaillé les licières de l'atelier anversois de Jan Raes. L'invention de la série tient à un jeu : chaque scène se présente comme une étoffe suspendue à une architecture peinte, si bien que la tapisserie achevée ressemble à une tapisserie accrochée dans une tapisserie. Ici la Vérité, conduite par le Temps, désigne les mots Hoc est corpus meum, ceci est mon corps, prononcés à la messe sur le pain. Sous elle un dragon figure le mal, et avec lui tombent Luther et Calvin. Au premier plan un renard, vieil emblème de l'hérésie, cède devant un lion. Au 18e siècle, on ajouta des bandes sur les côtés de plusieurs de ces panneaux pour les agrandir ; elles ont depuis été retirées.




