Canon royal de Turin (papyrus des rois)

Canon royal de Turin (papyrus des rois)


Détails

Artiste
Artiste égyptien inconnu (époque ramesside)
Année
-1246
Technique
encre sur papyrus
Type
dessin
Dimensions
42 × 183 cm

L'histoire

Les listes royales gravées sur les murs des temples faisaient un tri. Celle d’Abydos, sculptée pour Séthi Ier, omet tout simplement les souverains dont la cour préférait ne pas se souvenir. Ce papyrus, écrit sous son fils Ramsès II au dos d’un ancien registre fiscal, procède autrement. Il commence par des dieux et des demi-dieux, puis nomme plus de 200 rois, avec la durée de chaque règne en années, et pour certains en mois et en jours. On y trouve même les Hyksôs, souverains étrangers du Nord, mais sans l’anneau royal, le cartouche, autour de leur nom.

Bernardino Drovetti l’avait acquis en Égypte, et à Turin on le déballa en morceaux. Selon la version longtemps admise, le voyage l’aurait brisé. Les papyrologues du musée jugent plus probable qu’il ait déjà été en fragments, comme la plupart des papyrus de Deir el-Médineh, le village des artisans des tombes royales. En 1824, Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes, en classa 47 sur quelque 300. Deux ans plus tard, le savant allemand Gustav Seyffarth en plaça près de 200 et les monta sur un support. Depuis, les chercheurs n’ont cessé de réarranger les fragments, et près de la moitié du rouleau manque toujours.

Devant le tableau ? Pointez votre appareil photo. Téléchargez l'appli.