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Jeunes filles au piano
Détails
L'histoire
En 1892, Renoir revient sans cesse à la même scène, deux jeunes filles penchées sur une partition, et en tire au moins six versions. Celle que l'État achète cette année-là pour le musée du Luxembourg se trouve aujourd'hui au musée d'Orsay, de l'autre côté de la Seine, avec un rideau et un vase de fleurs derrière les modèles. La toile de l'Orangerie se passe presque de ce décor. Le mur n'y est plus qu'un tissu de touches vertes, bleues et dorées, et tout se joue entre les deux silhouettes et la masse sombre de l'instrument. La même année, Claude Monet peint à Rouen la façade de la cathédrale sous toutes les lumières, et le musée de l'Orangerie se demande si Renoir n'a pas lui aussi songé à une série. Le piano se trouvait sans doute à la maison, puisque, selon le musée, le peintre en avait offert un à Aline Charigot pour leur mariage en 1890. Passée par les marchands Ambroise Vollard et Paul Guillaume, l'œuvre est entrée dans les collections nationales en 1959 avec la collection de Domenica Walter, veuve de Guillaume.





