
Gustave Courbet · PD
Mer calme
Détails
L'histoire
À l'automne 1865, Courbet passe une saison à Trouville, station balnéaire à la mode sur la côte normande, et peint aux côtés de l'Américain James Whistler, plus jeune que lui. La mer le gagne. Dans les années qui suivent, il réalise une longue suite de marines, réduites presque à rien, et cette mer calme de 1866 en fait partie. Une mince bande de plage, une nappe d'eau plate, et au-dessus un grand banc de nuages tendres qui remplit presque toute la toile. Pas de navire, pas de naufrage, pas de récit. Courbet, qui s'est fait un nom sur un réalisme rude, se contente ici de peindre le temps et la lumière d'un après-midi ordinaire. Il chargeait souvent la matière au couteau, et a traité ce ciel par touches lâches et floues. Il l'a signée en rouge, en bas à gauche.




